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Index » Vos créations de matériel roulant » BB 63000/63500 Nouvelle série

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Par J4M Membre non connecté
Le 03/03/2018 à 21h09

Inscrit le : 18/02/2017 à 19h23

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Reprise du message précédent

Bonsoir PapyTrainZ,

Ne nous pressons pas sur la libéralisation du rail français : les remontées de l'Allemagne concernant la DBAG sont déjà en cours, et pas du tout satisfaisante en termes de bilan moyen terme.

Et les "morts", en Allemagne, au niveau exploitants, font apparaître déjà des cessations de paiement/faillites/liquidations au niveau de compagnies qui devaient faire rouler les trains à vide avec de la concurrence, tout en payant les péages de la DB INFRA.

Conclusion, les matériels ferroviaires même privés coûtent, mais surtout il faut les acheter et les remplir et continuer à faire rouler les trains même à vide : l'Allemagne illustre ce paradoxe.

Pour l'instant, les préconisations de l'Europe en France, concernant la séparation de l'infrastructure et l'exploitation, sont déjà en échec.

PapyTrainZ, si vous regardez le nouvel organigramme de la SNCF, RFF (gestionnaire de l'INFRA) a déjà réintégré le groupe SNCF, indépendamment de la séparation qui avait eu lieu en 1991.

Donc, ne pas se presser sur le mécanisme des ordonnances dont vous faîtes directement allusion, notamment via la mise en oeuvre de l'article 38 de la Constitution, en sachant que les ordonnances ont une durée légale de 6 mois.

Et si vous faîtes allusion au rapport Jean-Cyril SPINETTA, pour l'instant comme tout bon ingénieur que vous êtes, vous savez que cela n'est tout au plus qu'un ènième rapport sur la SNCF en format PDF, en sachant qu'il faudra que l'Etat s'acquitte de sa dette sur 37 ans et plus, à l'image de l'EDF, avec la répartition entre RFF et la maison mère SNCF.

Sur ce point, l'interrogation portera sur la manière dont la contrepartie étatique se fera en bons du Trésor, car il faudra désendetter le groupe SNCF avant sa privatisation, sous réserves.

Donc, vous comme moi, allons mettre les rapports sur la SNCF en format PDF sur un Enième répertoire de notre disque dur, avec l'espoir de les lire le jour où nous ne serons pas trop fatigués... (mais surtout avec le souhait que quelqu'un nous offre la cartouche d'encre pour les imprimer).

Donc, que la structure du groupe aille en SA ou non, cela ne change rien au fait que c'est la loi de Juillet 1966 qui continue à s'appliquer avec la gestion du capital en associé unique, et la gestion des comptes courants avec l'interdiction de soldes de comptes courants débiteurs.

Globalement, l'économie des transports introduit toujours une différence, entre la régulation effective du ou des marchés qui se fait à moyen et long terme, en opposition à des réformes qui représentent la boîte de Wiskas à destination du politique.

Il y a donc lieu de laisser "RonRon" (ner) les journalistes et les organes de presse écrites, radios et TV.

(PapyTrainZ, je vais vous en devoir des boîtes pour chat).

Donc, comme vous le savez, "Wait" & "See", notamment vis à vis de ce que serait la facture avant privatisation.

Et pour le reste, renvoi aux mauvaises émissions de vulgarisation économique comme "C'est dans l'air" ou autres, ou promenade sur BFM-TV...

La vulgarisation de l'économie est toujours le propre du mauvais journaliste, soit politique, soit économique.

Bonne soirée.

J4M.

PS / Demander à "C'est dans l'Air" combien vont coûter les croquettes pour chat.
   
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Par papytrainz Membre non connecté
Le 04/03/2018 à 09h28

Inscrit le : 25/05/2015 à 21h06

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Bonjour , et bravo Simon pour ce plaidoyer,

j'adhère bien sûr aux grandes lignes (tiens ça c'est amusant pour du train) de ton intervention , avec un bémol qui est l'attirance des financiers pour le dépeçage du service public , avec les dégâts que l'on connaît ... Prenons l'exemple de France télécom et le résultat navrant , prenons les pages jaunes alors que le service initial marchait bien , et voyons ce qu'il reste de la "révolution" promise... Prenons le cas sncf plus précisément : Un PDG qui annonce fièrement que le train ne l'intéresse pas et qu'une fois libéré de son poste il ira droit à la concurrence... Une politique d'investissements voulue par les pouvoirs politiques au seul regard de l'électoralisme de base ( en ce même motif on réussi à faire rouler des TGV tractés par des diesels sur des lignes de villes balnéaires, au simple motif d'avoir un tgv qui arrive dans son fief électoral) ... L'ouverture à la concurrence est la vaste blague qui laisse les seules lignes non rentables au public , pendant que certains se goinfrent jusqu'au dépôt de bilan.... La finance mondiale est friande de ces "coups" financiers , alors que sa raison d'être est le vampirisme des entreprises.... Aucune banque n'a sauvé une entreprise... Toutes les ont ponctionnées au seul profit (tiens encore un pléonasme) des actionnaires et accessoirement de ses dirigeants....

Convenablement poussé un gouvernement est logiquement tenté devant les promesses pourtant jamais tenues de disparition de la dette publique de céder (tiens là aussi un double sens) aux sirènes des financiers les quelques entreprises nationales qui lui restent... Et c'est bien ce qui est recherché : amoindrir le poids financiers des états pour les rendre négligeables dans l'influence internationale... Un état qui possède encore des entreprises rentables correctement gérées peut négocier avec la finance mondiale, un état qui n'a plus de bijoux de famille n'est plus rien face aux banques qui lui fournissent de quoi payer ses fonctionnaires.... Allez voir votre banquier sans aucune garantie et vous verrez si vous obtiendrez le crédit qui vous est indispensable pour continuer à mener votre train (encore !!! ) de vie....

Depuis quarante années ont a tout vendu pour éviter des réformes qui n'auraient pas permis une réélection , alors on fait l'autruche et on brade en sachant qu'une fois les mandats échus , une place de choix bien payée et sans responsabilité sera libre pour les élus bien disciplinés... Voir les zones de chutes des anciens dirigeants européens qui finissent chez Goldman & Sachs...

Et quand il n'y a plus rien à vendre , on jette le pays , comme on le fait pour la Grèce, pillée par ses dirigeants et les banques internationales, et retour à la case "tiers monde"... La France , l'Italie , l'Espagne , le Portugal sont les prochaines cibles... Ne soyons pas naïfs , c'est bien un complot pour la disparition des états, seuls remparts bien fragiles contre la voracité des "actionnaires"... qui ironiquement n'ont aucune "action" positive sur le développement du monde...

Mais l'important c'est d'avoir le nez sur son smartphone et surtout de ne pas regarder d'un peu plus haut la mécanique de l'accaparement...

Bon dimanche quand même, amicalement, Marc



Edité par papytrainz Le
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Par J4M Membre non connecté
Le 04/03/2018 à 18h29

Inscrit le : 18/02/2017 à 19h23

Messages: 1582


Bonjour PapyTrainZ.

Bien le bonjour aux matous.

Sur le dossier SNCF, et sur une éventuelle privatisation, je me montre plus prudent qu'une majorité de journalistes politiques et/ou économique, car le dossier est pentu sur l'intégralité de ses domaines.

Pour l'instant, indépendamment de la voie choisie, ordonnances de l'article 38 de la Constitution du 04/10/1958, décrets de l'article 34 de la Constitution, ou domaine de l'article 37 de la Constitution se rattachant à la loi, chaque approche en fonction amènera, non pas aux aspects préalablement mâchés par nos collègues de "C'est dans l'Air" ou de BFM-TV, mais des processus qui se feront sur la durée.

D'un point de vue technique, l'Etat a été et sera contraint de prendre en compte l'endettement souscrit en son nom, et il est peu probable que la chose se fasse dans le sens contraire.

Je ne vais pas gaver les membres du forum avec la synthèse des rapports de la Cour des Comptes.

Mais les petites subtilités, via les rapports des Conseillers de la Cour des Comptes, faisaient déjà apparaître des problèmes, autant sur la mise en oeuvre de la maintenance préventive, que sur le domaine de la maintenance correctrice, avec une urgence qui apparaissait sur l'un des rapports concernant une portion de rails de 4000 kilomètres.

Aujourd'hui, la SNCF est un EPIC : Etablissement public d'intérêt commercial. qui gère 32000 kilomètres de voies, dont 15000 kilomètres restent à définir (en devenir ?).

Je vais simplement rappeler les étapes des dernières années à moins de 40 ans en quelques petits traits (mais d'autres feront autrement) :

- en 1981, la mise en oeuvre du TGV amène François MITTERAND à se prononcer sur la compensation des centres de perte SNCF par les centres de profits SNCF ;

- en 1911, la séparation entre l'Infrastructure et la circulation des convois amène la création d'une nouvelle entité (RFF / Réseau Ferré de France) reprend une partie de la dette publique ferroviaire annuelle estimée à 10 milliards d'Euros ;

- jusqu'en 1989, les différentes commissions parlementaires font état de l'impossibilité de l'organisation SNCF à rembourser seule sa dette ; (en l'état actuel, RFF & SNCF sont insolvables !)

- en Novembre 2011, la libéralisation du fret ferroviaire provoque l'effondrement de FRET SNCF, avec la fin notamment du traitement des wagons particuliers (contrat SNCF à moins de 10 wagons) ;

- sur les années 2000, le groupe SNCF créée des filiales afin "clarifier" les activités. A côté de cela, s'ajoute en interne le ferraillage des plusieurs centaines de machines (plus de 40 ans d'âge pour certaines), ainsi que la création de nouveaux intervenants prestataires privés qui font la concurrence autant sur le trafic des wagons particuliers que des trains complets ;

- l'échéance de 2019 permettra aux 13 régions qui récupèrent 23 dossiers de transports régionaux d'affermer le service en régie, mais avec l'inconnue de la solidité financière des intervenants qui doivent payer les péages, faire circuler les convois même à vide ; ... (cette solvabilité financière est récurrente en Allemagne)

Une autre plaisanterie reviendrait à expliquer que le plus gros transporteur routier est la SNCF, via ses filiales (en Roumaine), ou via ses prestataires...

Au travers des blogs cheminots, c'est un chiffre qui définit en urgence le budget à mettre en oeuvre pour faire en sorte que les trains circulent sans retard : 10 années de dotations budgétaires annuelles d'entretien en urgence pour couvrir la seule maintenance correctrice du réseau. (voir liaison Tours-Nantes, Autun à Auxerre, ...).

Autant dissimuler la plaisanterie de ces rames de type Vigirail qui intervenaient bien trop tard, alors que les agents sur le terrain adressent quotidiennement les rapports à la hiérarchie...

Pour l'instant, la même prudence nous amène à prendre en compte que l'actuel PDG a été maintenu comme interface politique de liaison, indépendamment des équipes gouvernementales.

En l'état actuel du rapport Spinetta, le PDG (Guillaume PEPY) joue le rôle d'un service de sécurité incendie agissant en amont, car les syndicats s'expriment à travers des blogs que chacun pourrait trouver sur Internet.

En outre, à l'époque de l'ancien secrétaire d'Etat aux Transports (Alain VIDALIS), la transmission des besoins financiers et l'état réel du réseau ferré avaient été fournis par Guillaume PEPY. (mais bien avant).

Tous les détails avaient fuités dans les journaux parisiens à l'époque, donc exit le caractère feutré de la technicité de tels dossiers avec la notion de secret de Polichinelle.

Donc, le PDG, Mr PEPY avait fait le travail avec la remontée de toutes les informations qui étaient déjà connues depuis des lustres, autant par les députés et sénateurs, que par les différentes équipes de l'exécutif de la Vème République (18).

Sur la seule période de 2007 à 2012, le chiffrage de la mise au gabarit des 4000 ouvrages d'arts RFF avait provoqué un refus du locataire de l'Elysée (voir journaux de l'époque).

Autant rappeler l'épisode piteux de ces TGV commandées en urgence qui devaient rouler sur des voies dont l'entretien devait faire l'objet d'une sérieuse évaluation...

Autant rappeler la douloureuse piqûre de rappel de l'accident de Brétigny (plus les morts et les blessés) avec les deux organisations (RFF & SNCF) entendues et suivies par la triplette de Juges d'Instruction du TGI de Paris, avec l'intégralité des communications internes, notamment de la direction juridique de la SNCF, publiées en intégralité, par le Parisien Libéré et le Canard Enchaîné entre autres.

Il conviendrait également de se garder de réagir à chaud sur une information, ou sur un simple document de travail (rapport Spinetta) qui peut/pourra suivre les précédents (la mise en tiroir étatique) en cas de toux prolongée, donc voir le répertoire informatique qui va bien pour les rapports de type Spinetta en format PDG.

D'une part, les effets d'annonce correspondent rarement au traitement effectif de ce type de dossier : autant aller sur "C'est dans l'Air" pour avoir un journalisme dont la définition reste à faire (PapyTrainZ va mettre ses chats à "C'est dans l'Air")...

D'autre part, l'ex locataire de Bercy, aujourd'hui gestionnaire de l'Elysée, dispose déjà de la possession du dossier, ce qui introduit l'absence d'effets d'aubaine , indépendamment de la gestion de ses communications pendant les élections ou même après.

Donc, projet de loi, ou projet d'ordonnance, ou projet de décret de type Décembre 1938/Août 1937, autant ne pas se presser sur un dossier SNCF qui va prendre un gros temps de réflexion et d'analyse, et de mise en oeuvre.

La genèse du rapport Spinetta est déjà connue, puisque des approches liminaires avaient déjà émanée des différents exécutifs en cours ou défunts de la Vème République. (Et bien d'autres rapports avant le rapport Spinetta en bon format PDF)

Le rapport Spinetta est déjà en possession de l'exécutif actuel, bien avant l'annonce de sa sortie.
Donc, pas de surprises, ni sur le contenu, ni sur les conclusions.
Si peut être, sur la fourniture du rouge à lèvre des journalistes (lipstick "rouge baiser") de BFM-TV
(osons la plaisanterie journalistique).

L'observateur politique remarquerait que le rebasculement de la carte des régions de l'Etat aux 13 Régions nouvelles n'a pas modifié la donne, car les budgets pour faire aux besoins sont inexistants, d'une part.
D'autre part, la mise en oeuvre des 23 contrats ferroviaires régionaux intègrent également l'obligation pour ces régions de financier le remplacement de l'Infrastructure ferroviaire à leurs propres frais en cas de trafic insuffisant. (cas de la Région Lorraine, Nord-Pas de Calais entre autres).q

Attendons et adoptons une certaine prudence dans le dossier.

J4M.

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Edité le Dimanche 4 Mars 2018 à 19h50

Rectification sur l'une des dates : 1991 au lieu de 1911, car la SNCF n'est pas créée en 1911.



Edité par J4M Le
   
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Par papytrainz Membre non connecté
Le 05/03/2018 à 08h29

Inscrit le : 25/05/2015 à 21h06

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Intéressant échange, mais revenons au sujet ....

Bonjour à tous, dernière sortie de mes ateliers la 63906 du dépôt de La Plaine (région Nord SNCF)



Amicalement, Marc
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